15 juin 2008

L’AVENTURE EXTRAORDINAIRE D'ERNEST SHACKLETON L’EXPLORATEUR DU PÔLE SUD

Ernest Shackleton (1874-1922)

1914 : Ernest Shackleton, navigateur chevronné, tente avec son équipage la première traversée de l’Antarctique.

Un jour, un capitaine de vaisseau du nom de Frank Worsley s’arrête dans les rues de Burlington Shackleton et se retrouve face à cette intrigante affiche :
« Recherche hommes pour un voyage dangereux.
Petit salaire, froid extrême, de longs mois dans le noir complet,
danger permanent, pas de garantie de retour
mais honneur et reconnaissance assurés, si succès »
Ernest Shackleton

Avide d’aventures, Worsley décide de rencontrer Shackleton et lui propose ses services. Shackleton l’engage comme capitaine pour ce défit : traverser le continent Antarctique
Départ : le 8 août 1914
Shackleton et son équipage
Vaisseau L’Endurance

Dès le départ, les icebergs apparaissent devant l’Endurance. Une fois l’île de Géorgie du Sud passée, l’Endurance doit zigzaguer à travers la banquise… Malgré les avertissements des baleiniers, l’équipage continue son chemin. Quelques mois plus tard, le 24 janvier 1915, la neige a recouvert toute la banquise.

L’Endurance ne peut plus avancer. L'Endurance est bloquée dans la glace. L’équipage est bloqué. Les semaines passent et la glace retient toujours le navire dans ses filets.

Shackleton décide alors d’hiberner sur la banquise. L’équipage passe sa journée sur la banquise et la nuit tous regagnent le bateau. Les marins se lèvent et mangent à des heures fixes, ils entretiennent leur navire, continuent leurs analyses scientifiques et s’occupent des nombreux chiens de traîneaux qu’ils ont pris pour le voyage. Mais la bonne humeur règne : parties de foot l’après-midi et quelques fois des courses d’attelages de chiens.

Mais Shackleton a compris. L’Endurance ne tiendra pas le coup, il est condamné…
Après neuf mois bloqués sur la banquise, l’équipage abandonne le bateau le 26 octobre 1915.

Tous les hommes préparent leur campement sur la banquise. Quelques jours plus tard, un bruit transperce la glace. L’Endurance coule et disparaît complètement… Ouf !l’équipage a encore les chaloupes mais les hommes ne peuvent les utiliser car la glace bloque tout. Sur la banquise, le vent souffle à 200 kms à l’heure, il fait -50 degrés !

Au bout de quatre mois, enfin la banquise est balancée par la houle ; Il est temps d’embarquer sur les chaloupes et de rentrer à la maison… Le vent se déchaîne, la tempête fait rage. Est-ce que l’équipage va tenir le coup ? Enfin, au loin la terre apparaît. Bientôt, ils débarquent sur l’île Eléphant. Mais sur l’île tout est désert, sauvage. Les marins sont épuisés, gelés. Shackleton comprend vite que personne ne viendra les chercher…
Shackleton décide en compagnie de deux hommes de reprendre une chaloupe pour aller chercher de l’aide. C’est une décision terrible car l’océan est dangereux et ils ont peu de chance d’atteindre leur but. En effet, ils doivent parcourir 1400km avec leur petite chaloupe, en plein hiver avec un océan déchaîné. Ils luttent contre le froid. Ils luttent contre le sommeil. Mais ils tiennent bon… Les côtes de l’île de Géorgie apparaissent enfin… Sont–ils sauvés ?

Exténués, ils touchent la terre mais quel malheur, l’ouragan les a fait dévier, ils se retrouvent du mauvais côté de l’île, devant des glaciers impressionnants, qui semblent impossible à franchir ! quel désastre ! Après s’être reposés, ils commencent leur périple au clair de lune, ils marchent et marchent jours et nuits dans le froid glacial. Ils ne peuvent s’arrêter car le froid les paralyserait. Tout à coup au loin, ils entendent le sifflet à vapeur des baleiniers. Après une année et demie, ils sont enfin sauvés, ils arrivent au village, maigres, leurs habits déchirés. Ils sont accueillis comme des héros !

Pourtant, Shackleton n’a pas oublié son équipage prisonnier sur l’île Eléphant. Mais la guerre est là et tous les bateaux sont utilisés. Il faut attendre. Enfin, Shackleton embarque sur un bateau pour aller sauver ses amis. Fin août 1916, Shackleton arrive sur l’île Eléphant. Tous ses hommes sont là sains et saufs. Comme l’avait promis Shackleton à son équipage, tout le monde est vivant, il ne manque pas un seul homme…

http://www.shackleton-endurance.com/images.html